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05/12/2007

M. Sandro Fratini, PDG Delta Consulting: «Il faut trouver une autre manière de travailler avec les étrangers»

M. Sandro Fratini, PDG Delta Consulting: «Il faut trouver une autre manière de travailler avec les étrangers» 

The Adviser Mag –Tunisie

Cela fait déjà huit mois depuis que Delta Consulting a ouvert son centre d’affaires à Nouakchott. Après l’Italie et la Tunisie, Delta Consulting a choisi le mois de mars dernier de s’implanter sur le marché mauritanien. L’ouverture de ce centre n’a officiellement été annoncée en Tunisie que mi-novembre.
M. Sandro Fratini, Président Directeur Général de Delta Consulting, nous fait part dans l’entretien ci-dessus de la motivation du choix de la Mauritanie et nous explique les difficultés que la société a dû rencontrer au niveau des relations entre ses clients.
Webmanagercenter : Après la Tunisie, vous avez choisi d’investir en Mauritanie ; qu’est-ce qui justifie ce choix ?
Sandro Fratini : Delta Consulting est née pour aider les investisseurs italiens à investir en Tunisie. C’est une société de services qui s’occupe de l’assistance aux investisseurs. Nous faisons tout ce qui est assistance administrative, comptable, industrielle. Nous cherchons les partenaires pour les Italiens, des partenaires tunisiens éventuellement, qui ont de l’expérience dans le secteur demandé. Nous analysons un peu les opportunités afin de pouvoir faire appel aux italiens pour venir investir ici.
C’est une société de service totalement exportatrice qui a des clients italiens.
Pas à pas, nous nous sommes dirigés vers l’Afrique vu les opportunités et le potentiel que nous avons en Afrique, et ce pour pouvoir améliorer les exportations aussi bien au niveau tunisien qu’au niveau italien, et donc nous avons choisi la Mauritanie, parce que c’est encore une terre vierge et qui présente beaucoup de qualités. Nous avons donc ouvert le centre en mars dernier.
Puisque le centre existe depuis mars dernier, pourquoi l’annonce officielle n’est venue que maintenant ?
Nous avons attendu un peu la stabilité politique dans ce pays, la Mauritanie, mais aussi économique, et après nous avons commencé à promouvoir ce centre d’affaires.
Nous collaborons beaucoup avec l’ambassadeur de Tunisie à Nouakchott, qui est très dynamique et toujours prêt à informer les personnes qui veulent investir et leur donner de l’assistance. Nous avons déjà du personnel en Mauritanie capable d’analyser la réalité mauritanienne et de l’adapter aux demandes des Tunisiens et Italiens.
Après presque huit mois, est-ce qu’il y a eu des accords de partenariat ?
Avec les Italiens oui, nous avons commencé à participer aux appels d’offres, notamment dans tout ce qui est écologique, notamment dans le domaine de l’énergie photovoltaïque, parce qu’en Mauritanie ils ont un problème d’énergie. Nous avons commencé avec une société qui opère dans le domaine de l’énergie alternative, les éoliennes et les panneaux photovoltaïques…
Nous avons aussi collaboré avec des sociétés qui opèrent dans le domaine de l’informatique parce qu’en Mauritanie, ils ont besoin de restructurer le système informatique des ministères et autres, donc il y a beaucoup de demandes sur le matériel de haute technologie.
Nous travaillons également avec des sociétés de forages parce qu’il y a aussi un problème d’eau.
Nous recherchons toujours les profils des sociétés qui s’adaptent aux demandes du marché mauritanien. Nous avons jusqu’à maintenant organisé trois missions avec des hommes d’affaires répartis en groupes selon les secteurs.
Il faut noter que toutes les sociétés italiennes, avant d’aller en Mauritanie, passent ici ; celles que nous allons ramener en Mauritanie sont des sociétés de droit tunisien, parce qu’ils ont constitué la société ici. Donc pour les sociétés italiennes, il n’y a pas de passage direct de l’Italie vers la Mauritanie. C’est l’Italie - Tunisie - Mauritanie.
Quelles sont ces sociétés italiennes ?
Ce sont des groupes italiens, de grandes sociétés italiennes à savoir :
Beroloni Cucine, Grouppo imprese Italia (Gii), Camera di commercio Ascoli Piceno (Chambre de commerce de Ascoli Piceno), Italpatate, SO.GE.I (Services-Consulting), AGRIT (Consulting en agriculture), Delta Lux International (évènementiel), GHETY and SAW (évènementiel), Italy 2006 (décoration), ACHE, ITALPLAST (industrielle italienne), G.M. Servive (Services - évènementiel), La Mela D’oro (commerciale, textile, prêt-à-porter, tuniso-italienne), KARIM, S.I.SVILUPPO. Internazionale, Western Tunisia (énergie alternative), CIEFFE Consulting (Consulting), MEPMED (agencement des boutiques et agences), EWE Consulting, CENTRAL Mediterranee (secteur industriel), Delta Trade (commerce international), Tunita (services), Centre SURETE’ (alarmes), Consulting de GOBELINS et enfin le courbisier.
Et quels sont les secteurs d’activité que vous couvrez?
Tous les secteurs : l’énergie, l’informatique, l’agroalimentaire, l’architecture, les services…
Il faut signaler que nous avons un représentant en Algérie et en Libye. En Libye par exemple, on travaille surtout sur les infrastructures (les autoroutes, les chemins de fer…). On agit toujours par rapport à la demande : c’est toujours demande et offre.
Avez-vous trouvé des difficultés pendant votre expérience en Tunisie ?
Oui. Notons tout d’abord qu’il faut toujours assurer le suivi entre les partenaires parce que c’est vrai qu’on les met en contact mais après ils vont se séparer, donc il faut toujours assurer le suivi en intervenant pour tout litige, par exemple pour un contrat qui ne va pas. On doit toujours accompagner les deux partenaires tout au long de la procédure.
Le problème majeur reste celui de la communication. Les deux parties ont souvent du mal à se comprendre ; de point de vue langue et visions, parce que chacun a sa vision des choses et l’intérêt de l’un peut s’imposer à celui de l’autre.
La manière de penser des Tunisiens a vraiment besoin de mûrir plus, parce qu’avec surtout cette ouverture qui va commencer en janvier 2008, il faut trouver une autre manière de travailler surtout avec les étrangers. C’est surtout pour cette raison que nous avons lancé cet appel pour les Tunisiens parce qu’ils ne se sont pas encore rendu compte qu’il faut se développer davantage sur d’autres marchés, donc nous essayons un peu de les dynamiser.
http://www.webmanagercenter.comPropos recueillis par Ghada KAMMOUN

16:09 Publié dans interview | Lien permanent | Commentaires (0)

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