Avertir le modérateur

05/12/2007

MANAGEMENT : Investissements directs étrangers (3) Pays sous-développés ou sous-gérés ?

MANAGEMENT : Investissements directs étrangers (3) Pays sous-développés ou sous-gérés ?

 

 

The Adviser Mag –Algerie

 

L’investissement dans le secteur de l’automobile en Algérie est un bon exemple du comportement des investisseurs étrangers qui ne sont intéressés que par leurs intérêts (l’augmentation de leur volume de ventes dans ce cas), sans trop de considérations pour le pays d’accueil.

En conséquence, l’Algérie qui finance fortement et à coups de devises la croissance des entreprises concernées n’a obtenu pratiquement aucun investissement digne de ce nom. D’un autre côté, le Maroc qui ne constitue nullement un marché en soi pour ce type de produit s’est vu bénéficier de la construction d’une usine de voitures Renault.

La décision relative à l’implantation de cette usine n’est pas, comme le croient certains, récente. Elle remonte à au moins quatre années, d’après certains documents et certaines études datant de l’époque. Le choix du Maroc entre simplement dans le cadre des critères mis en place par les investisseurs étrangers en ce sens que les coûts y sont moins élevés, les procédures plus allégées, l’accessibilité à la propriété plus grande, et le management de meilleure qualité et de plus grand niveau.

De cette manière, Renault peut compter sur son unité marocaine pour renforcer sa politique de produits low-cost dont elle compte investir une bonne partie du marché africain. Les IDE à destination des pays en développement ne sont, en fin de compte, qu’une transaction entre deux parties.

D’un côté, les propriétaires de fonds, en position de force, imposent leurs clauses et, d’un autre, les pays concernés qui ne peuvent qu’acquiescer, faute de quoi ils verraient se dissiper l’espoir d’accueillir les capitaux tant convoités.

En réalité, toutes les économies sont intéressées par les IDE, mais celles en développement et celles pauvres le sont plus car se trouvant dans un besoin crucial de fonds. Pour certains cas, comme l’Algérie par exemple, le besoin n’est pas financier mais concerne plutôt savoir et le savoir-faire car, comme on sait, les investisseurs étrangers sont en principe censés ramener au pays d’accueil le savoir et le savoir-faire qui font tant défaut dans les pays du Sud.

Comme quoi avoir des capitaux n’est pas toujours suffisant et là, il y a lieu de citer Peter Drucker qui soulignait, dans les années 1960 déjà, qu’«il n’y a pas de pays sous-développés, il n’y a que des pays sous-gérés». Une sentence à méditer longuement par certains gouvernants, d’ici et d’ailleurs, en attendant les IDE.

 

http://www.jeune-independant.com par A. H.

15:58 Publié dans Manager | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu