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25/12/2007

Tunisie : Tarek Chérif : Le tourisme pourrait être un vecteur porteur dans la relation Maghreb-Asie

Tarek Chérif : Le tourisme pourrait être un vecteur porteur dans la relation Maghreb-Asie 

The Adviser Mag – Tunisie-

3240a1589072529251f6d43858ffc133.jpgPatron du groupe Alliance, président du Comité France de l’organisation patronale, membre du comité directeur de l’IACE…,  M. Tarek Chérif, s’exprime dans cette interview sur certains points relatifs à la relation Maghreb-Asie et ce à l’occasion de la tenue de la 22ème session des journées de l’entreprise, du 30 novembre au 1er décembre 2007 à Sousse.

Q : La 22ème session des journées de l’entreprise a eu pour thème  «L’entreprise Maghrébine et l’Asie : Défis et Opportunités». En tant que chef d’entreprises, vous focalisez plus sur les défis ou les opportunités découlant du jaillissement du géant asiatique sur le marché international ?

M. Chérif : Au cours des journées de l’entreprise, on s’est focalisé sur les deux. Bien sûr avant de parler des possibilités et des perspectives, il faut d’abord parler des défis, parler de la réalité qu’il y a dans le pays et dans la région. Je pense que c’était instructif et intéressant de parler de cette situation et de la comprendre.

En ce qui me concerne, je pense être dans la même situation que toutes les autres entreprises tunisiennes. Evidement, chaque entreprise a des spécificités mais néanmoins ça reste la même façon de voir. Evidement chacun a un peu plus de connaissance au niveau d’un marché ou d’un autre, mais les défis sont à peu près les mêmes pour toutes les entreprises.  

J’ai eu la chance d’aller plusieurs fois en chine et d’avoir vu cette réalité chinoise qu’on ne peut jamais soupçonner si on n’y va pas et on ne voit pas, et même si on y va, ça change tellement vite qu’il faut aller tout le temps. M. Raffarin l’a bien dit au cours du deuxième jours de cette rencontre, il a dit : « Depuis 1976, je suis ce pays et c’est vrai que ce pays a fait une mutation fulgurante ».

Envisagez-vous, dans les projets de développement de votre groupe, de développer des relations avec les entreprises asiatiques ?  

Nous n’avons aucune exclusion au niveau de nos relations. Bien entendu, ça reste des questions d’opportunités mais également de recherche de notre part. Et qui peut aujourd’hui prétendre pouvoir se passer de cette partie du monde ? Je pense qu’on ne doit pas envisager ceci si on cherche le bien de ses entreprises. Nous avons besoin de comprendre et de s’approcher de ces opérateurs économiques qui ont beaucoup de mérite, qui ont une philosophie différente, une culture différente. Ils méritent d’être connus puis associés à notre façon de faire et de vouloir faire et ça ne peut que donner un plus à nos entreprises et à notre économie par voie de conséquence.

Concrètement, y a t-il  déjà des projets de partenariat entre des sociétés tunisiennes et des sociétés asiatiques ?  

Oui, c’est sur. Je vous cite l’exemple de deux entreprises qui ne sont pas loin de Sousse, et qui sont entrain de fonctionner avec des capitaux tunisiens et asiatiques. Ce sont des entreprises qui fonctionnent, qui exportent et qui font des bénéfices: ce sont des entreprises qui réussissent.

Ce qu’il faut c’est multiplier ce genre de réussite parce que c’est avec les réussites qu’on peut bâtir encore et consolider une relation entre les pays ou entre les régions pour le bien des deux pays et pour le bien de tous les partenaires. Notons d’abord, que ce sont des marchés qui n’étaient pas touchés par ces produits. Pour le premier projet, il s’agit de vélos exportés en Europe, c’est un opérateur tunisien qui s’est associé à des chinois et ils sont entrain d’exporter en Europe des quantités extraordinaires, très importantes de vélos. Quand on parle de vélo, on n’en avait pas avant. Quant au deuxième projet, il s’agit de lampes économiques et là aussi la Tunisie n’a jamais exporté de lampes économiques auparavant. Aujourd’hui cette usine est entrain d’exporter en Europe toute sa production et c’est tant mieux parce que c’est une création de richesses, création d’emplois… Pour la Chine , c’est une exportation de matière première qu’elle transforme en Tunisie et elle utilise pour cela un encadrement mixte tuniso-chinois et également de la main d’œuvre tunisienne et puis une consommation également d’autres matières premières.  

Donc c’est tout bénéfice pour les deux pays et c’est des positions qui sont acquises en Europe. C’est vraiment une situation de gagnant-gagnant, win-win situation. C’est-ce qu’il faut multiplier.

Oui, mais vous ne trouvez pas que c’est vraiment trop peu deux projets seulement ?

Oui, c’est trop peu, d’où l’intérêt de ces journées, c’est pour cela qu’on les a programmées. On s’est dit, qu’il y a encore beaucoup à faire, et ce n’est pas parce qu’on a créé ces journées de l’entreprise qu’il faut s’arrêter. Il y a encore beaucoup à faire, comme je l’ai dit et d’autres intervenants l’ont dit : il faut multiplier les occasions où on peut encore se connaître, où on peut envisager des projets communs, où on peut partager des visions sur des parties du monde.

En ce qui nous concerne en tant qu’opérateurs économiques, le monde d’aujourd’hui, c’est des créations de richesses, c’est les créations de projets, c’est des rapprochements, des fusions, des rachats, des ventes, c’est du commerce. Et c’est en faisant toutes ces opérations qu’on créé des richesses, des emplois, des occasions pour les uns et les autres pour encore prospérer et avancer et se développer.  

A l’occasion de ces journées, est-ce qu’il y a eu des contacts primaires pour d’éventuels projets communs entre des opérateurs tunisiens et asiatiques ?

En ce qui me concerne non, mais pour les autres probablement oui, puisqu’il y avaient des opérateurs qui sont venus d’une dizaine de pays et même plus à savoir : le Maroc, l’Algérie, la Libye , l’Egypte, la Mauritanie , le Yémen, ceci en plus de pays africains. En ce qui concerne la région asiatique, ils y avaient quasiment tous les pays qui étaient présents et bien présents avec des délégations très importantes.  

Je considère qu’ils y avaient sûrement des occasions qui se sont créées entre les gens. Je n’ai pas de détails mais je le souhaite vivement et j’espère qu’on va multiplier dans l’avenir ce genre d’opérations parce que c’est ce qui permettra aux uns et aux autres d’avancer et de créer encore des projets communs ou des opportunités d’affaires ou des opportunités de commercer qui sont bien pour les deux régions.

Je ne veux pas oublier à la fin d’attirer l’attention sur le côté touristique qui est un côté potentiellement très important et pour lequel là aussi il faut créer des occasions mais plus spécifiques pour le tourisme, et ce pour essayer de voir comment la Tunisie peut capter cette clientèle qui est une clientèle qui va de plus en plus voyager comme l’a dit l’un des intervenants chinois. Il a dit que dans quelques années (2010), il y aura 100 millions de chinois qui vont partir à l’étranger, et ceci à court terme c'est-à-dire dans 2 ou 3 ans. Si on peut capter un petit pourcentage, vous allez voir quel chiffre ça fera pour la Tunisie. Mais pour cela, il faut aller voir ces gens, il faut parler avec eux, il faut parler leur langue, il faut comprendre leur mentalité, leur histoire, leur philosophie et ce pour pouvoir gagner cette clientèle. Il faut tout prendre en considération : le tour operating, le voyage, l’hôtellerie sur place qui doit s’adapter à leurs besoins, à leurs repas, à leurs volontés. Il faut comprendre tout cela pour essayer de les capter et de les mettre dans les meilleures conditions. Pour le tourisme, je pense il faut l’envisager peut être avec des pays voisins soit maghrébins soit des pays européens ou peut être les deux, pour essayer de donner une offre, un package qui peut intéresser les chinois. 

Propos recueillis par Ghada KAMMOUN webmanagercenter

18:15 Publié dans interview | Lien permanent | Commentaires (0)

Tunisie BAD :M. Donald Kaberuka interpelle la communauté scientifique africaine :"Au-delà de la géologie, l’Afrique doit gérer les risques et miser sur ses talents pour accélérer sa croissance"

M. Donald Kaberuka interpelle la communauté scientifique africaine :"Au-delà de la géologie, l’Afrique doit gérer les risques et miser sur ses talents pour accélérer sa croissance"

 

The Adviser Mag –Tunisie -      

 

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Donald Kaberuka, a exhorté les chercheurs, les décideurs politiques, les scientifiques et les économistes participant à la Conférence économique africaine d’entrer en émulation, au sein même de leurs organisations ou de leurs centres de recherche, pour intensifier leurs recherches autour de solutions adaptées à l’Afrique. C’est là une des conditions pour que les progrès économiques actuels puissent être soutenus sur le long terme.

S’adressant à la communauté scientifique africaine pendant la conférence, qui s’est tenue à Addis-Abeba du 15 au 17 novembre 2007, M. Kaberuka a déclaré que l’Afrique pourrait réaliser son rêve si elle misait plus sur le développement de ses talents plutôt que sur la géologie. Un sous-sol richement doté constitue de toute évidence un avantage capital, mais il ne suffit guère à donner au continent la croissance et la prospérité pour lesquelles il se bat.

«L’Afrique peut réaliser son rêve, mais pour le réaliser pleinement elle aura bien plus besoin des talents africains que de sa géologie. Un sous-sol richement doté constitue de toute évidence un avantage capital, mais ce n’est pas suffisant. Inversement, un pays sans ressources naturelles n’est pas condamné à la pauvreté et à la dépendance», a martelé M. Kaberuka. Il a indiqué à cet égard que « ni l’Inde ni la Chine ne [disposaient] d’un sous-sol particulièrement riche. Mais ce sont là deux pays où règnent la paix et la stabilité, qui peuvent compter sur une population très fortement qualifiée et qui ont mis la science et la technologie au centre de leurs priorités pour dépasser la pauvreté. »

Le temps est venu de se remobiliser pour développer les talents africains et d’y puiser, a-t-il préconisé. «Nous pouvons y arriver si nous prémunissons notre continent contre l’instabilité et les conflits pour que le talent puisse s’y épanouir», a-t-il insisté.

M. Kaberuka a mis l’accent à ce propos sur l’importance de la paix et de la stabilité dans les efforts de développement du continent, affirmant que l’Afrique pourrait devenir la prochaine frontière du développement pour peu que la paix et la sécurité, deux préalables à l’épanouissement du talent africain, y prévalent.

Afin de permettre aux pays membres régionaux du Groupe de la Bad de développer le vivier de talents sur lequel se fondent beaucoup d’espoirs, la Bad est en train de définir une nouvelle politique sectorielle lui permettant d’aider les institutions d’enseignement supérieur du continent à adopter la science et la technologie comme domaines prioritaires, a signalé M. Kaberuka. Il a dans ce contexte déploré la détérioration des universités africaines au cours des dernières décennies.

 «Après 50 années d’indépendance, les institutions africaines d’enseignement supérieur se sont, sous le poids de la demande et du laisser-aller, sérieusement détériorées. Si dans les années 1950 certaines d’entre elles figuraient dans le cercle des meilleurs établissements mondiaux, ce n’est guère plus le cas aujourd’hui. L’intelligentsia africaine est du coup contrainte à se former à l’étranger, où il est fréquent qu’elle reste», a déploré le président Kaberuka. «Plusieurs pays n’en finissent pas de dépendre d’une assistance technique «de courte durée» qui, bien que bien intentionnée, ne saurait se substituer au talent local», a-t-il ajouté.

Se prononçant sur la performance économique du continent, M. Kaberuka a estimé que les économies africaines se sont graduellement raffermies au cours des cinq dernières années. Les facteurs de cette croissance, a-t-il expliqué, sont aussi bien internes qu’externes. Il a ajouté que sauf catastrophe interne ou extérieure, les perspectives sont prometteuses pour l’année à venir. Il a toutefois rappelé que des doutes subsistaient sur la capacité de croissance de certains pays et que la stabilité des conditions d’emprunt et de prêt constituait encore une source de préoccupation au même titre que l’inégale répartition de la croissance. Il a indiqué que les flux d’investissement direct, abstraction faite du secteur minier, demeuraient modestes dans les autres pays et que la structure productive de plusieurs économies africaines n’avait pas significativement évolué au fil des ans.

Il a invité les Africains à faire preuve de circonspection malgré le boum des ressources naturelles dans le continent. «La fébrilité ambiante ne doit pas nous faire perdre le sens de la retenue et de la réflexion, a-t-il mis en garde. Ce n’est pas la première fois que les économies africaines bénéficient d’une croissance tirée après l’envolée des cours des matières premières. Cela s’était déjà produit dans les années 1950 et dans les années 1970. Les risques d’accident à l’échelle de l’économie mondiale sont toujours là et il va de soi que leurs effets, du moins après leur impact immédiat, finiraient par toucher l’Afrique».

(Source: African Economic Conference website: www.afdb.org/aec)

 

15:38 Publié dans interview | Lien permanent | Commentaires (0)

10/12/2007

Tunisie : le Président de la Confédération Algérienne du Patronat : «Il ne faut pas diaboliser l'Asie»

M. Boualem M’Rakach, Président de la Confédération Algérienne du Patronat : «Il ne faut pas diaboliser l'Asie»   

The Adviser – Tunisie-Propos recueillis par Ghada KAMMOUN

On pourrait dire que l’évènement le plus important du nouveau siècle est la montée en puissance non seulement de la Chine et de l’Inde, mais de l’Asie tout entière. Des spécialistes de l’économie disent même que le centre de gravité de l’économie mondiale se déplace vers cette zone géographique.

Quelle attitude les Maghrébins doivent-ils adopter à l’égard de ce «géant» ? Quel rôle pour le volet économique (notamment après la création de l’Union maghrébine des employeurs) dans l’aide à faire sortir l’UMA de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve ?

Ce sont ces questions que nous avons discuté avec M. Boualem M’Rakach, Président de la Confédération Algérienne du Patronat, qui était présent à la 22ème session des journées de l’entreprise.

Q : Depuis deux ans, le Maghreb est le théâtre de flux de capitaux maghrébins en provenance et vers les différents pays de l’UMA, à l’exception de l’Algérie. Votre pays est en train de recevoir des investissements maghrébins mais on ne voit pas d’Algériens investir dans les autres pays de la région. Comment expliquez-vous cela ?

Boualem M’Rakach : Effectivement, mais notons d’abord qu’il y a quelques capitaux maghrébins, il y a beaucoup plus de capitaux arabes qui viennent en Algérie et nous le regrettons, compte tenu du programme qui a été lancé et qui se situe à plus de 140 milliards de dollars, c’est une commande publique. Nous pensons que ceci devrait favoriser nos amis maghrébins. Quand on dit nos amis maghrébins, on pense particulièrement à la Tunisie , au Maroc, un peu moins à la Mauritanie et un peu moins à la Libye.

Les dispositions légales et réglementaires permettent à nos frères maghrébins de venir investir en Algérie sans aucune forme particulière, ils ont le même droit qu’un Algérien. Le code des investissements algérien est très clair, il n’y a aucune restriction.

Pour les opérateurs algériens, ils ne vont pas dans l’autre sens. Il faut dire que le programme algérien est extrêmement attractif, et ce sont des opérateurs d’abord et avant tout, donc un opérateur, quel qu’il soit, n’est pas un homme de pouvoir public qui pense à des actions diplomatiques et politiques. Il pense d’abord et avant tout à faire fructifier son projet et à agir dans le cadre de l’expansion de son entreprise.

Néanmoins, il y a aujourd’hui une nouvelle vision, une nouvelle démarche qui est en train de se développer, celle de travailler ensemble et communément dans un cadre maghrébin. Et c’est pour ça que les opérateurs du Maghreb ont pris la lourde tâche de prendre le taureau par les cornes et d’aller ensemble pour créer l’Union maghrébine des employeurs qui est l’union économique prévue dans le cadre des dispositifs du traité de l’UMA.

Nous voudrions qu’il y ait un véritable travail de profondeur dans ce sens, des actions disons très minimes, je parle ici pour l’Algérie. L’investissement maghrébin est pratiquement nul par rapport à ce qu’il devrait être et pareil dans l’autre sens. Les efforts aussi sont pratiquement nuls.

Je pense qu’aujourd’hui, avec l’Union maghrébine des employeurs, nous avons de bonnes perspectives, les opérateurs tous ensemble ont de bonnes perspectives. Ils ont déjà mis en place un programme très pragmatique donc réalisable, c’est le plus important, il ne faut pas rester dans les nuages. Les 28 et le 29 novembre, il y a eu à Tunis une réunion avec la participation de trois ministres des Finances, de cinq gouverneurs des Banques centrales maghrébines, du Directeur général adjoint du FMI, du président de l’Union maghrébine des employeurs et des présidents des centrales patronales. Il semble qu’on ait pu dégager ensemble et communément une vision. Le FMI a pris à bras-le-corps cette question. On a parlé du rôle du secteur privé dans le développement économique et l’intégration régionale du Maghreb. Aujourd’hui, nous sommes en train d’aller plus loin, donc vous voyez bien qu’il y a une démarche forte, un message très puissant et je pense que nous allons pouvoir, dans les années à venir, arriver à de très bons résultats.

Cette dynamique peut-elle aider à faire sortir l’UMA de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve ?

Tout le monde constate cet état et se désole. Dans le cadre d’une enquête menée, tout récemment, par l’Institut de stratégie algérien avec l’Union européenne, on a demandé aux personnes sondées : «Comment vous considérez-vous, Algérien ou Maghrébin ?» 67% des sondés ont répondu qu’ils étaient Maghrébins. C’est pour vous dire qu’il y a un grand espoir de se retrouver tous ensemble pour répondre au défi du millénaire, au défi de la mondialisation. Tout le monde est conscient de cette situation et c’est pour cela que nous faisons abstraction à toute autre action que l’action économique. Je pense que cette action sera bénéfique pour sortir de la léthargie, de la situation dans laquelle se trouve l’UMA.

Vous avez assisté aux débats des Journées de l’entreprise sur les relations Maghreb-Asie. Pour vous, quelle attitude les Maghrébins doivent-ils avoir à l’égard de ce géant ?

Le thème qui a été retenu par l’IACE est un thème très important et d’actualité. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui certaines zones voient en la zone Asie une zone dangereuse qui peut leur accaparer des parts de marché mondial. Nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas concernés, parce qu’aujourd’hui avec la mondialisation, nous sommes forcément concernés. Nous devons être offensifs pour avoir notre petite place au sein de ces concerts.

Je ne crois pas qu’il faut, diaboliser cette zone. Ils ont eu le mérite d’accéder à un rang non négligeable aujourd’hui. Donc, s’il y a une particularité asiatique, elle doit être entrevue dans la démarche de la mondialisation, c’est l’offensif aujourd’hui du commerce international qui implique les uns et les autres dans le cadre d’une compétition, dans le cadre de la compétitivité. Je ne vois pas où est le danger, puisque nous-mêmes qui n’avons pas de capacités réelles pour pouvoir concurrencer ces pays, nous disons qu’il y a une ouverture, cette ouverture doit profiter à tout le monde, à la seule différence, nous le disons déjà aux Européens et aux autres pays occidentaux : «Messieurs, notre région ne doit pas être simplement le vivier d’opérations ponctuelles, elle doit être un partenaire noble au sens du terme».

Nos entreprises doivent entrer dans le cadre de l’expansion, il faudrait faciliter ces actions et je pense que les idées qui sont lancées pour entrevoir une démarche Maghreb et autre, il faut les considérer aujourd’hui comme non pas des actions bilatérales mais multilatérales, en disant et en faisant admettre à tout un chacun la particularité de nos pays. Ceci a été très admis même au sein de l’OMC. Aujourd’hui il y a des idées qui sont en train de se développer de partout, nous allons aujourd’hui dans un sens d’actions communes. La zone Asie a fait beaucoup d’efforts exceptionnellement bons, qui leurs ont permis d’arriver au point où ils en sont et c’est tout ce que je souhaite pour notre région et je suis persuadé que si nous rentrons dans cette dynamique et que nous accentuons cette démarche, nous pouvons arriver à de bons résultats.Source Webmanagercenter.com

14:50 Publié dans interview | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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